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MAHAUT

L’automne revient ! Et, avec lui revient la pluie et les problèmes d’humidité dans les maisons. Si l’humidité rafraîchit l’air intérieur en été, elle est, en hiver, un défaut qu’il faut corriger. De plus, hiver comme été, un excès d’humidité dans les maisons peut mener à divers problèmes et notamment de santé. Par conséquent, repérer les signes d’humidité, connaitre les sources et les traiter sont des points essentiels.

Les alarmes du corps

Il faut savoir que la présence d’humidité excessive dans la maison provoque des maladies pour ses habitants. Les personnes âgées et les enfants y sont plus sensibles. Il est donc bon de chercher des traces d’humidité quand il y a :

  • des sinusites, rhinites et autres maladies de la sphère ORL à répétition,
  • des crises d’asthme ou d’allergies fréquentes,
  • des maladies obstructives pulmonaires chroniques
  • ou pire un cancer du poumon.Homme avec écharpe et nez rougis qui lit un thermomètre.

L’odorat

Le seul moyen de cacher un problème d’humidité et de surchauffer une maison est d’accumuler des caisses et des meubles contre les murs pour cacher les preuves visibles. Il est donc important de rester alerte dans une maison que l’on visite pour la première fois.

L’odeur terreuse

Pourtant les logements humides gardent une odeur caractéristique de renfermé. Une odeur parfois terreuse, parfois plus proche de champignon. Plus on se rapproche de la source d’humidité, plus l’odeur semble présente. Aussi est-il bon de se concentrer sur son odorat quand on visite les caves et greniers.

La vue

C’est souvent par là que commence la prise de conscience d’un problème d’humidité. Il existe différentes alertes visuelles à l’humidité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’une habitation.

Les champignons

Il existe beaucoup de champignons qui se développent avec l’humidité dans la maison. Les plus connus sont la mérule et l’aspergillus, mais d’autres peuvent être trouvés. Seul un véritable mycologue peut en déterminer l’espèce.

La mérule

Le plus dangereux, celui qui s’immisce dans tous les éléments de la maison et vient silencieusement détruire la structure des maisons. Celui-ci se développe dans l’humidité ET l’obscurité. Il n’est donc pas visible sans démolition. Pour être certain de la présence de mérule, un échantillon doit être analysé en laboratoire. Ce n’est donc pas tant une maladie visible.

L’aspergillus

Ce champAngle de mur rempli de moisissures noires sur 30 cm depuis le sol puis en petites tâches plus claires jusqu'à 1m.ignon noir se développe à la surface de nos murs là où l’eau reprend sa forme liquide. L’humidité est son terrain de développement. Il transfère ses spores sur votre main par frottement. Il peut également les envoyer dans l’air de votre maison, ce qui participe à l’apparition de maladies chez les habitants.

On le trouve généralement dans les pièces d’eau telles que la salle de bain, les toilettes, voire la cuisine. Il apparaît aussi derrière ou dans les meubles si l’humidité vient du sol de la maison. Enfin, il se développe aisément autour des fenêtres ou dans les angles de murs s’il y a un pont thermique.

L’idéal est donc de contrer la source de leur apparition. En attendant, les laver avec un mélange 1 pour 1 d’eau et de vinaigre avec un masque et bien se laver les mains ensuite.

Le salpètre

Avec un aspect de mycélium, le salpêtre est en vérité un sel ou nitrate de potassium formé par la captation par les molécules d’eau d’autres molécules lors de sa remontée depuis le tréfond. Cette remontée à travers les matériaux minéraux qui forment les fondations de la maison (brique, pierre ou béton) a été stoppée lors de la mise en place d’une barrière d’étanchéité sous les fondations à partir des années 60 et contre les murs enterrés et sous la dalle quelques années plus tard. Une fois en contact avec l’air, cette eau s’assèche et forme un amas de filaments blanchâtres à la surface du mur.

Elle se localise essentiellement en bas de murs, dans les caves, les vides sanitaires ou le rez-de-chaussée de l’habitation s’il n’y a pas de sous-sol. Elle peut provoquer des éclatements de la surface par son accumulation à fleur de celle-ci quand elle s’assèche avant la surface. Son ingestion peut provoquer des cancers ou des problèmes cardiaques liés à sa réaction avec les amines de notre alimentation.

Comme pour l’aspergillus, l’idéal est de combattre le mal à la source. En attendant, les laver avec un mélange 1 pour 1 d’eau et de vinaigre avec un masque et bien se laver les mains ensuite.

La frange d’évaporationFrange d'évaporation visible sur façade en brique au-dessus du soubassement béton

La frange d’évaporation, c’est la ligne de démarcation d’un même matériau entre le moment où il est saturé en humidité et le moment où il est sec. Le matériau passe alors d’une teinte plus foncée à une teinte plus claire.

En extérieur, elle est généralement horizontale sur la façade et ne monte généralement pas à plus d’un mètre. Cette hauteur peut être plus grande lorsque le soubassement est bétonné, jusqu’à 1 mètre au-dessus du béton. Si celle-ci se limite à 30-40 cm, elle peut être liée au rejaillissement des eaux de pluie sur la façade. L’autre possibilité étant une remontée de l’eau par le sous-sol, qu’elle soit liée à une nappe phréatique affleurante ou à un sol argileux qui est traversé plus lentement par l’eau.

Les auréoles liées aux fuites

En intérieur, des auréoles formant la frange d’évaporation de l’eau sont également visibles. Souvent orangées sur les plâtres, elles peuvent être noires sur le bois. À travers la brique, elle peut provoquer des efflorescences blanches, équivalent du salpêtre lié à l’eau sur la façade.

Ce sont le plus souvent des signes de fuites dont il faut trouver la source et la corriger.

Georisque

Le site https://www.georisques.gouv.fr/ est un portail gouvernemental qui permet de connaître les risques à une adresse donnée. Parmi les informations intéressantes pour détecter ou comprendre les problèmes liés à l’humidité, il y a les remontées de nappe, les inondations et les retraits gonflements d’argile.

Les remontées de nappe

La présence d’un risque de remontées de nappe permet de comprendre la présence de beaucoup de pathologies liées à l’humidité en pied de bâtiment. Celles-ci peuvent provoquer la formation de salpêtre, le développement d’aspergillus ou encore l’apparition d’une frange d’évaporation sur la façade de l’habitation.

Les risques d’inondation

Soumise à un risque d’inondation, on peut avoir la présence d’une frange d’évaporation ou d’auréoles sèches en bas de mur. Évidemment, avoir un logement surélevé par rapport au terrain est le meilleur aménagement pour éviter les dégâts liés à une inondation. Toutefois, le rapport fourni par Géorisques vous permet de savoir si un Programme d’Aide de Prévention des Inondations (PAPI) existe à l’adresse donnée pour mettre en place d’autres actions afin de prévenir celles-ci.

Les risques de retrait-gonflement argile

La présence d’argile dans le sol est une information intéressante pour comprendre les problèmes d’humidité. En effet, l’eau de pluie traverse moins bien un sol argileux qu’une terre arable. L’eau s’infiltre alors plus facilement dans les murs enterrés, provoquant l’apparition de salpêtre, d’Aspergillus ou de franges d’évaporation.

Matériel de mesure

L’hygromètre

L’hygromètre est un petit appareil qui permet de relever la température et le taux d’humidité dans l’air, appelé aussi humidité relative. Ce genre d’appareil se trouve dans de nombreux commerces, tant en zones commerciales que sur internet. Les humidimètres les plus performants intègrent un diagramme de Mollier afin de connaitre la température de point de rosée en fonction du taux d’humidité et de la température de la pièce (voir De l’utilité du pare-vapeur)

On considère que c’est de 40 à 60% de taux d’humidité relative qu’il y a le moins de risques pour la santé. Ainsi, si l’humidité relative est supérieure à 60%, agissez pour réguler celle-ci.

 

 

L’humidimètre

L’humidimètre est un appareil spécifique plus rare. On le trouve plus simplement sur internet. Il permet de mesurer le taux d’humidité contenu dans un matériau par l’envoi d’une impulsion électrique et en calculant son temps de retour. Cet appareil relève l’humidité à maximum 4 cm de profondeur dans le matériau et doit être tenu perpendiculairement à la paroi relevée et toujours avec la même prise en main car ceux-ci peuvent influer sur le relevé.

Soigner l’humidité

À chaque problème sa solution. Celles-ci sont multiples et spécifiques à chaque cas. Pour en savoir plus, suivez le blog!

 

Écrit par S. PARY

 

Sources

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